semaine du 17 au 23 juin
avec l’association pour la Palestine et contre la guerre
et l’alliance pour l’émancipation sociale
A FIDAI FILM
le 17 à 20h15, le 20 à 15h
film documentaire palestinien de Kamal Aljafari – 1h18
Alors qu’à l’été 1982, elle envahit Beyrouth, l’armée israélienne s’empare des archives du Centre de recherche palestinien, constituées de nombreux documents historiques sur la Palestine, dont une riche collection de photographies et de films. Ces images sont alors renommées et indexées par le ministère de la défense israélien, au profit d’une nouvelle vision de l’histoire. A Fidai Film propose de réparer cette spoliation et de restituer le récit d’origine dont elles sont porteuses.
CE QU’IL RESTE DE NOUS
le 19 à 20h15, le 22 à 13h15
film palestinien de Cherien Dabis avec Saleh Bakri, Cherien Dabis, Adam Bakri – 2h25
De 1948 à nos jours, trois générations d’une famille palestinienne portent les espoirs et les blessures d’un peuple. Une fresque où Histoire et intime se rencontrent.
ALICE AU PAYS DES COLONS
le 18 à 15h30, le 23 à 20h15
film documentaire français de Yanis Mhamdi – 1h45
Alice Kisiya a 30 ans. Elle est originaire de Bethléem et possède, fait rare, la nationalité israélienne. Cela n’a pourtant pas empêché les colons de s’emparer de son terrain, là où se dressaient la maison familiale et le restaurant de ses parents. Chaque jour, Alice revient sur place pour défier cette dépossession, seule face à l’armée israélienne qui protège les colons. Sa double identité, loin de la préserver, rend son combat d’autant plus symbolique : elle incarne une forme de résistance civile, déterminée et frontale, menée au coeur même d’un système colonial. Alaa Nasr, lui, a 27 ans et vit à Madama, un petit village du nord de la Cisjordanie. Madama est encerclé par deux colonies israéliennes qui le surplombent, menaçant à tout instant de l’engloutir. Dans ce contexte d’étouffement progressif, Alaa et ses amis refusent de fuir. Malgré les attaques régulières, les tirs, les meurtres, ils choisissent de rester, de défendre leur village, leur mode de vie, leur histoire. Leur résistance est celle d’un ancrage, physique et moral, sur une terre que l’on tente de leur arracher. En suivant Alice et Alaa dans leur quotidien, le film éclaire deux trajectoires qui se croisent sans se rencontrer, deux formes de courage face à une machine d’occupation toujours plus brutale.
